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Ce n’est pas parce que nous ne croyons plus en nous qu’il nous est impossible de nous réaliser.

Permettre à l’enfant, toujours présent en soi, de retrouver sa spontanéité et la dimension de sa réalité, ouvre notre perception sur le monde et nous aide à découvrir le véritable sens de notre vie…

Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent

« Laissez venir … » est une parabole que seul un cœur d’enfant peut entendre et qu’un adulte peut conscientiser s’il fait l’expérience de se retourner pour rencontrer celui qui sommeil en lui.

En évoquant, par ses paroles, l’innocence immaculée des enfants, avant d’être entachée des croyances et des schémas de leurs paires, Jésus fait référence à l’énergie juvénile qui reste et demeure en chacun de nous. Ses paroles se vérifient dans une petite église de Pouso Alegre, au Brésil, à travers un vitrail représentant le Fils de l’Homme en étroite intimité et complicité avec l’Enfant qu’il Est, comme l’évoque le symbole de l’auréole blanche qui couronne la tête de chacun. Adulte accomplit par le mariage intérieur de son énergie féminine et celle de son masculin, Jésus prête une attention particulière et une profonde écoute à l’Enfant «Jésus» qui, à son tour, se sentant entendu et accueilli se repose au creux du Père et de la Mère qu’il Est dans une ouverture et une confiance absolue.

C’est ainsi, que le Fils de l’Homme que nous sommes appelé à devenir peut entrevoir, à travers les yeux de l’enfant dont il est la clé, la vérité de sa nature profonde. Ce n’est seulement qu’à partir de cette coexistence intérieure habitée d’Amour, de Compréhension et de Compassion pour lui même et par extension, pour son prochain, que l’Homme peut prétendre pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu.

 

Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point”.

Car l’Homme ne peut découvrir et s’émerveiller du Royaume de Dieu, dans lequel il est déjà, qu’à travers le regard de l’enfant qu’il a toujours été.