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Révélation

l’alchimie d’une vie

Notre tendance à interpréter ce que l’on voit sen y prêter attention nous éloigne de ce qui Est vraiment. Cette œuvre représente, malgré l’image qu’elle peut renvoyer, la mort des apparences. La dissolution, l’effacement ou encore, le retrait de l’égo qui donne accès à une pure conscience et une renaissance.

Le vitrail,
bande dessinée intemporelle

Lumière nous sommes,
Lumière nous resterons

Alchimiste de sa vie l’être humain à le pouvoir de se révéler et de rayonner l’énergie qui l’anime. Le vitrail, à sa ressemblance, symbolise l’écran au cœur duquel cette subtile nature se matérialise.

Lui rendre hommage en l’habilitant à l’esprit de notre époque fût durant 20 ans la priorité de mon chemin verrier. Quand de l’union du vitrail et de la PAO est né «Révélation».

Ombre/lumière, transparence/opacité, noir/blanc, brillance/matité, courbes et droites. Ces antipodes intimement liés et en parfaite harmonie, offrent à l’explorateur une ouverture à l’imagination, au rêve et à l’évasion.

A l’instar des cathédrales, un support comme le vitrail offre à l’œuvre la possibilité d’être transmise à travers les siècles. On peut considérer que les composants d’un vitrail; plomb, verre, grisaille (peinture) et étain font bon ménage. Pas étonnant. La grisaille, pigment composé d’oxydes de fer et de roche pilée, s’incruste sur le verre lors d’une cuisson à 630°C. Le Plomb, métal malléable composé de 70% de plomb et 30% d’étain est soudé par ce dernier. Sa composition, 70% d’étain et 30% de plomb. Le verre quand à lui, avec son mélange de silice et de plantes, garde sa transparence aussi longtemps que le temps lui permet. Sans parler de chocs externes qu’il peut subir avant d’être desserti de son emplacement en attendant une restauration complète.

Dans sa symbolique, « Révélation » met en avant l’ombre et la Lumière qui évoquent la matière et l’esprit. Leur union révèle les possibles, la symbiose et l’harmonie qui sommeille en chacun ainsi que l’interprétaient jadis, sous une autre configuration et à l’esprit de leur époque, bas reliefs, vitraux, et tapisseries du moyen âge comme la tapisserie de «l’apocalypse de Saint Jean» qui reste encore à ce jour la plus représentative de la « voie Royale » dont on peut découvrir les vestiges au seins du château d’Angers.